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Stress hydrique et crise énergétique : La Tunisie mise sur le nucléaire civil

09. Mai 2026 um 09:00

La Tunisie veut faire du nucléaire civil un levier stratégique face aux défis énergétiques et hydriques. Réunie à Tunis à l’occasion de la 38ᵉ session de la Conférence générale de l’Agence arabe de l’énergie atomique (AAEA), elle a affiché sa volonté de renforcer la coopération arabe dans plusieurs domaines sensibles, notamment la production d’électricité, le dessalement de l’eau de mer et la recherche sur la fusion nucléaire. Cette orientation s’inscrit dans une dynamique régionale marquée par la recherche de solutions alternatives durables aux crises de l’eau et de l’énergie.

Tunis mise sur une coopération nucléaire renforcée

Intervenant lors de l’ouverture des travaux de la conférence, Mondher Belaïd, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et président de la Commission nationale de l’énergie atomique, a plaidé pour une nouvelle vision stratégique de l’AAEA.

Le ministre a insisté sur la nécessité de renforcer le rôle de l’agence arabe, d’améliorer ses performances et de développer davantage les partenariats internationaux dans le domaine nucléaire pacifique.

La Tunisie entend ainsi consolider sa place dans les programmes régionaux liés aux technologies nucléaires civiles, particulièrement dans des secteurs jugés prioritaires comme l’électricité et le dessalement de l’eau de mer, alors que le pays fait face à une pression croissante sur ses ressources hydriques.

Fusion nucléaire et gouvernance : les nouvelles priorités

Au-delà des applications classiques du nucléaire civil, Tunis a également mis en avant les perspectives offertes par la fusion nucléaire, technologie considérée comme l’un des grands enjeux énergétiques du futur.

Les autorités tunisiennes ont, par ailleurs, insisté sur l’importance d’une coordination nationale plus étroite entre les différentes structures scientifiques et techniques spécialisées, notamment le Centre national des sciences et technologies nucléaires (CNSTN) et le Centre national de radioprotection.

L’objectif affiché est de mieux valoriser l’expertise tunisienne et de renforcer la contribution du pays aux initiatives scientifiques arabes dans ce domaine stratégique.

Transparence et efficacité au cœur du dispositif

La Tunisie a également appelé à la mise en place de mécanismes de suivi et d’évaluation basés sur des indicateurs de performance précis afin de garantir une gouvernance plus efficace et plus transparente des programmes nucléaires civils.

La cérémonie d’ouverture s’est tenue en présence du directeur général de l’AAEA, Salem Hamdi, du directeur général du CNSTN, Haythem Sghaier, ainsi que de plusieurs délégations arabes et représentants diplomatiques.

Dans un contexte régional marqué par les défis énergétiques, climatiques et hydriques, Tunis cherche ainsi à inscrire le nucléaire civil comme un outil stratégique de développement et de coopération scientifique.

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Gabès : Pression sur le Groupe chimique pour une station de dessalement

13. März 2026 um 14:03

Une séance plénière s’est tenue, vendredi 13 mars 2026, à l’Assemblée des représentants du peuple pour adresser des questions orales au ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Ezzeddine Ben Cheikh, présent avec une délégation de son département.

À cette occasion, le député de Gabès, Issam Bahri Jebri, a interpellé le ministre sur les raisons du non-lancement d’une station de dessalement dans la région. Il a estimé que le ministère avait « abandonné » le gouvernorat de Gabès, pourtant à vocation agricole, au profit de la zone industrielle qui, selon lui, consomme une grande partie des ressources hydriques. Le député a également fait part de son étonnement face à la vacance du poste de commissaire régional à l’agriculture dans la région depuis près de deux ans.

Eau souterraine

En réponse, le ministre a indiqué que des demandes d’autorisations de forage d’eau souterraine au profit du complexe industriel avaient été refusées, la zone étant classée en périmètre de protection des ressources hydriques. Il a ajouté que le Groupe chimique tunisien a été appelé à accélérer la réalisation d’une station de dessalement dans les plus brefs délais.

Le ministre a par ailleurs précisé que le gouvernorat de Gabès compte environ 2 000 puits anarchiques. Certains ont été régularisés, tandis que les autres dossiers sont encore à l’étude. Il a également affirmé que le ministère a engagé des actions juridiques pour mettre fin à plusieurs infractions, avec l’établissement de 43 procès-verbaux et la saisie d’équipements.

Lire aussi : Pollution à Gabès : La justice rejette la demande d’arrêt des unités industrielles

Concernant la protection du Golfe de Gabès, le ministre a expliqué que la stratégie de son département repose sur trois axes principaux : l’instauration d’une période de repos biologique de trois mois par an afin de préserver les ressources halieutiques, la lutte contre la pêche anarchique et le renforcement du contrôle maritime, notamment à travers l’acquisition de navires de surveillance. Il a indiqué que 178 procès-verbaux ont été dressés dans le secteur de la pêche.

Mise en place de récifs artificiels immergés

Le responsable a également évoqué la mise en place de récifs artificiels immergés sur les côtes du golfe, une mesure qui aurait favorisé la reprise de la croissance des herbiers marins.

Enfin, le ministre a indiqué que plusieurs projets sont programmés dans la région, dont la protection du port de pêche de Zarzis, ainsi que la réalisation d’études de faisabilité pour différents projets liés au développement de l’aquaculture.

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