Tunisie : un colloque explore l’impact de l’IA dans la prévention de l’extrémisme violent
Des experts et universitaires ont débattu, mercredi, à la Cité des Sciences, dans le cadre d’un séminaire sur “l’intelligence artificielle et la lutte contre l’extrémisme violent”, de l’importance de la cybersécurité, de l’intelligence artificielle, et des technologies modernes dans la lutte contre les menaces extrémistes sur la toile.
Parmi les questions abordées, les méthodes de prévention de l’extrémisme violent, l’étude des expériences comparées et les bonnes pratiques pour lutter contre l’extrémisme violent.
Figurent aussi des thèmes en lien avec le renforcement des capacités locales et l’implication des jeunes et la société civile dans des campagnes de prévention et de sensibilisation aux dangers de l’extrémisme.
Ce colloque est organisé à l’initiative de l’association “We love Sousse”.
Anis Boufrikha, président de l’association et chef du projet “Réponse coordonnée à la montée de l’extrémisme violent”, actuellement en cours de réalisation dans les gouvernorats de Tunis, Jendouba, Le Kef, Sidi Bouzid et Kasserine avec le financement du Fonds mondial pour l’engagement et la résilience des communautés (GCERF) et sous l’égide de la Commission nationale de lutte contre le terrorisme (CNLCT), a indiqué que ce projet a débuté en 2022.
Les experts mettent en garde, a-t-il poursuivi, contre l’utilisation de l’intelligence artificielle par les extrémistes pour cibler les groupes vulnérables, tels les jeunes et les enfants, relevant que ce séminaire tente de mettre sous les feux des projecteurs ces menaces et de les anticiper en soutenant les centres de recherche et en dotant les jeunes des connaissances nécessaires pour favoriser une culture de la paix.
Pour sa part, Anis Zoghlami, directeur de l’unité d’assistance aux victimes du terrorisme au sein de la CNLCT, a déclaré que ce séminaire s’inscrit dans de droit-fil de la stratégie nationale de lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme pour les années 2023-2027. Cette stratégie est fondée sur une approche globale axée sur la prévention, la protection et la coordination conjointe entre tous les intervenants.
Zoghlami a affirmé que l’objectif est de faire face aux défis croissants imposés par les transformations digitales, expliquant qu’aujourd’hui l’intelligence artificielle et la cybersécurité sont devenues indispensables pour identifier les risques, protéger les groupes vulnérables, renforcer la résilience sociale et élaborer une vision unifiée pour lutter efficacement contre l’extrémisme violent.
Il a noté, en outre, que la croissance rapide de la technologie du numérique a fait surgir de nouveaux défis dans le domaine de la sécurité : les espaces cybernétiques sont devenus un terreau fertile pour la diffusion d’idées extrémistes et le recrutement de groupes vulnérables.
Il a souligné, à ce titre, que le rôle de l’intelligence artificielle et de la cybersécurité est de plus en plus crucial dans le développement de solutions efficientes favorisant la détection des contenus extrémistes, le freinage des discours violents et le renforcement de la résilience des sociétés face à ces dangers.
Anis Zoghlami a précisé que la Commission nationale de lutte contre le terrorisme accorde une attention particulière à la lutte contre l’extrémisme violent et veille à soutenir de telles initiatives, soulignant que la CNLCT collabore toujours avec la société civile pour lutter contre le terrorisme et l’extrémisme violent.
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