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Un fidèle lecteur de mes chroniques, après un préambule élogieux, s'étonne de me voir, selon son expression, «fuir» une actualité brûlante où se joue, à ses yeux, le destin de l'humanité tout entière. Commentant mes derniers écrits, il me pose une série de questions : le rappel obstiné des pages les plus glorieuses de l'arabité classique constitue-t-il, pour vous, un refuge où attendre l'apocalypse? Ne craignez-vous pas d'être perçu comme un passéiste ou, à tout le moins, comme un nostalgique? À l'intellectuel qu'il m'incombe d'être, je dois une réponse.
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Nostalgique? Pourquoi pas? La nostalgie, pôle affectif de la mémoire, est la mère de quelques-uns ...