
Par Khadija Taoufik Moalla - Il construisait des mondes invisibles. Sa disparition révèle une autre invisibilité, plus dérangeante: celle de la place que nous accordons à nos artistes, à ceux qui, sans faire de bruit, donnent une forme sensible à notre pays.
Le 6 juillet 2026, la Tunisie a perdu Taoufik Behi. Moi, j’ai perdu plus qu’un frère: j’ai perdu un ami. Et pourtant, il ne s’est pas vraiment éteint. Il a simplement changé de présence. Il demeure dans ces images que nous avons regardées sans toujours savoir qu’elles portaient sa signature, dans ces atmosphères qui nous ont traversés, dans ces mondes qu’il construisait avec une discrétion presque invisible. ...