
Il arrive un moment où les mots s’épuisent
et où le silence commence à raconter.
Khalil Gibran
Par Ahmed Mahfoudh - En lisant ce récit de Tahar Bekri, j’ai été saisi par une double coïncidence. D’abord, son père est comme le mien, cheminot de profession: nous avons dû affronter les silences de la maison de Bâb Souika, lorsque mon père partait en tournée d’inspection des gares des grandes lignes, sauf que ma mère comblait ces absences en nous racontant des contes autour du Kanoun, le brasero, alors que les enfants Bekri étaient face au mutisme paternel. D’autre part, en lisant le récit de Tahar Bekri, je retrouvais le personnage d’un auteur sur qui j’ai ...