
Avec la disparition de l’ancien ministre Taher Belkhodja, le 10 juin 2026, tout juste à 95 ans, c’est l’une des figures marquantes des « jeunes bourguibiens de l’après-indépendance » qui s’en va. Ingénieur agronome de formation, diplomate de carrière, et homme politique par vocation, il avait toujours nourri l’ambition de succéder un jour ou l’autre à son mentor, le président Habib Bourguiba. Une compétition avec d’autres prétendants qui lui vaudra de nombreuses cabales soldées par un passage en prison et des traversées de désert. Bourguiba savait se servir avec lui comme avec d’autres de ses «collaborateurs», de son habile jeu de rapprochement, de ...