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Heute — 29. November 2025Leconomiste Maghrebin

Données sensibles : le secteur financier verrouille l’usage de l’IA en interne

29. November 2025 um 09:42

L’usage de l’IA promet certes mais surtout inquiète aussi dans beaucoup de domaines de la vie. Et le secteur financier n’échappe pas à cette inquiétude.

Ainsi, banques et assureurs multiplient les garde-fous pour encadrer l’usage de l’intelligence artificielle (IA) par leurs salariés, après une première phase d’expérimentation anarchique provoquée par l’arrivée de ChatGPT fin 2022, comme le souligne bfmtv.com. Si le secteur espère des gains de productivité – jusqu’à 20% de tâches administratives en moins pour le Crédit Agricole par exemple -, il entend aussi maintenir un contrôle strict sur les données sensibles des clients et éviter tout dérapage.

Cette mise en garde fait suite à la sortie de ChatGPT ayant permis à de nombreux employés d’utiliser des outils non conformes, à même d’exposer potentiellement des informations confidentielles, ajoute notre source. C’est ainsi que, face à ce risque, plusieurs acteurs, dont Abeille Assurances (en France), ont immédiatement bloqué l’accès à ChatGPT et imposé l’usage de solutions contractuellement sécurisées proposées par Microsoft ou Google. Le flou entre usages personnels et professionnels a également accéléré l’urgence d’un cadre interne.

Des IA internes “sécurisées” pour maîtriser les données

Mais pour être plus rassurés, les banques et les assureurs ont décidé de reprendre la main en développant leurs propres “ChatGPT sécurisés” : “Secure GPT” chez Axa, “Sécuri’Chat” au Crédit Agricole, ou encore des modèles Mistral hébergés en interne par BNP Paribas, nous apprend BFMTV. Ces plateformes internes utilisent les grands modèles de Microsoft, Anthropic ou Mistral, mais avec un cloisonnement strict garantissant la confidentialité des données.

Pour sa part, BPCE combine serveurs internes pour les données les plus sensibles et infrastructures externes pour le reste. À cela s’ajoute un volet massif de formation : 45 000 salariés du groupe auraient déjà été formés, avec un double objectif : apprendre à formuler des requêtes efficaces et respecter les outils validés légalement, tout en limitant l’empreinte carbone des usages. Pas si facile.

Automatiser les tâches lourdes sans supprimer massivement des postes

Par ailleurs, tout en automatisant les tâches lourdes, banques et assureurs promettent de ne pas supprimer “massivement des postes“. Pour limiter les erreurs et les “hallucinations”, renseigne BFMTV, certaines banques imposent aux IA de s’appuyer uniquement sur les documents internes et demandent aux salariés de vérifier systématiquement les résultats.

Si le Crédit Agricole vise une réduction de 20% des charges administratives, son directeur général assure que l’objectif n’est pas de réduire mécaniquement les effectifs, mais de libérer du temps pour des tâches plus qualifiées. Toutefois, dans le secteur, la perspective d’économies reste réelle : ABN Amro a déjà annoncé la suppression de 5 200 postes d’ici à 2028, en partie grâce à l’IA.

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Le monopole digital de l’État

29. November 2025 um 09:28

Le président de la République évoque souvent des monopoles économiques et de l’économie de rente. Toutefois, on oublie souvent que l’État lui-même pratique le monopole à outrance. 

Le digital a réalisé en 2024, selon la BCT et l’INS, 12% du PIB et autant que le tourisme ou le pétrole et les phosphates réunis.

En 2025, le nombre d’étudiants inscrits dans les différentes branches digitales est 34 000, dont 15% dans le secteur privé, composé de 128 institutions universitaires. Avec 8 à 12 000 ingénieurs diplômés par an, dont 1 500 partent à l’étranger et particulièrement en Europe, France et Allemagne en tête.

La Tunisie est classée premier pays en Afrique en nombre d’ingénieurs diplômés par an, dont 52% de femmes, ce qui constituerait le taux le plus élevé dans le monde. Sachant que ce taux ne dépasse pas 25% dans les pays de l’OCDE.

La Tunisie est exportatrice nette de logiciels made in Tunisia et le centre africain le plus important pour la disponibilité des ingénieurs trilingues, et attire plusieurs entreprises internationales telles que Sofrecom, Actia, Sopra, voire africaines particulièrement du Maroc, grâce au nombre d’ingénieurs, à la compétence et au coût de formation –  en moyenne 500 euros nets par mois pour un jeune ingénieur. Soit le prix le plus bas dans toute l’Afrique.

D’ailleurs, si l’éditeur chinois FOXIT a décidé de s’implémenter en Tunisie pour pénétrer le marché africain, c’est sans doute après avoir pris en considération ces avantages.

À noter que la Tunisie dispose d’une start-up qui a développé une solution complète de signature électronique et de PKI. Qui dispose d’un agrément du ministère des Technologies de la communication, mais, comble du paradoxe, n’a jamais pu offrir ses services en Tunisie, car elle doit avoir la signature de l’opérateur public, à savoir l’Agence nationale de certification électronique (ANCE). Que certains acteurs accusent d’être “juge et partie“.

La start-up dont on parle n’est autre que Ng Sign, qui n’a jamais pu exercer comme “opérateur privé de PKI“, alors que sa solution a été déployée au Bénin et ses prestations ont été faites et appréciées au Burkina Faso, en Mauritanie et en RDC.

C’est ainsi donc que le monopole du secteur public freine les jeunes, favorise les opérateurs étrangers (y compris chinois), et par ricochet pénalise les produits logiciels “Made in Tunisia“.

D’ailleurs, on remarque souvent un diplomate ou un ministre tunisien manifester sa fierté de recevoir un opérateur digital étranger et s’afficher avec lui en photo, mais rarement ou jamais avec un jeune entrepreneur ou une start-up tunisienne.

Rappelons qu’une entreprise tunisienne éditrice de solutions pour finances publiques vient de remporter, coup sur coup, deux projets de Gestion fiscale en Gambie pour 8 millions de dollars américains, et au Burundi pour 3 millions de dollars. Mais à notre connaissance, aucun responsable ou ministre n’a reçu le chef d’entreprise en question pour le féliciter et pour poser avec lui. Or, ce chef d’entreprise a été reçu par le ministre gambien des Finances en Gambie, et, SVP, avec en plus un reportage diffusé dans le journal télévisé le soir.

À noter cependant que l’ambassade de Tunisie au Sénégal, très active dans la diplomatie économique, a publié l’information sur sa page Facebook.

Les opérateurs du digital disent mériter davantage d’attention et plus d’encouragement, car il s’agit du secteur économique qui réalise la plus grande transformation de la Tunisie, d’une économie industrielle vers une économie de services, aujourd’hui plus que jamais considérée comme un véritable moteur de développement aussi bien inclusif que durable.

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Anis Jaziri : « L’avantage du COMESA est freiné par nos faiblesses logistiques »

29. November 2025 um 09:12

Sept ans après la ratification par la Tunisie de l’accord du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA) en 2018, le bilan commercial s’avère prometteur mais perfectible. Anis Jaziri, président du Tunisia Africa Business Council, dans une déclaration à l’Économiste Maghrébin, dresse un tableau contrasté de cette adhésion. Il souligne une croissance des exportations dépassant 8% vers certains marchés d’Afrique de l’Est, tout en pointant d’importants défis logistiques qui freinent encore le plein potentiel de cet accord.

Pour rappel, le COMESA, qui regroupe 21 pays africains dont la Tunisie, la Libye, l’Égypte, le Soudan, l’Éthiopie, Djibouti, le Kenya, la Tanzanie et la République démocratique du Congo, constitue un accord commercial datant des années 1990. L’adhésion définitive de la Tunisie, ratifiée en 2018, permet désormais aux produits tunisiens d’être exportés en exonération totale de droits de douane vers la majorité des pays membres. Selon Anis Jaziri, certains États appliquent encore des restrictions tarifaires, notamment l’Égypte et l’Éthiopie qui maintiennent un rabattement de 10%.

Pour lui, cet avantage comparatif a permis aux entreprises tunisiennes de pénétrer pour la première fois des marchés jusqu’alors inaccessibles et de gagner en compétitivité. Les zones où la Tunisie a le mieux exploité cet accord demeurent le Kenya, le Rwanda et la Tanzanie, avec des taux de croissance des exportations dépassant 8% et même un doublement des volumes vers certaines destinations. Le secteur agroalimentaire s’impose comme le principal bénéficiaire de cette dynamique, avec une présence accrue de produits tunisiens dans les rayons de Nairobi et d’autres capitales de la région, notamment les pâtes, les tomates concentrées et le riz.

Les matériaux de construction constituent le deuxième secteur gagnant, avec l’exportation de robinetterie et d’équipements sanitaires vers ces marchés. Progressivement, d’autres filières rejoignent ce mouvement, incluant les disjoncteurs, les compteurs électriques, l’industrie mécanique et les énergies renouvelables, qui commencent à tirer profit de l’accord du COMESA pour élargir leur présence commerciale en Afrique de l’Est.

Malgré ces avancées, Anis Jaziri estime que les exportations tunisiennes pourraient être nettement plus importantes qu’actuellement. Le président du TABC formule plusieurs recommandations pour amplifier cette dynamique. La première concerne la sensibilisation des petites et moyennes entreprises tunisiennes à l’existence même de l’accord du COMESA, aux pays concernés et aux spécificités tarifaires de chacun. Selon lui, un déficit d’information persiste auprès des opérateurs économiques.

Le deuxième axe porte sur l’intensification des missions commerciales vers ces destinations. Si le Centre de promotion des exportations (CEPEX) et le TABC mènent déjà des actions en ce sens, Anis Jaziri plaide pour une multiplication des délégations sur place afin de créer des synergies, nouer des partenariats, identifier des distributeurs et établir des représentants locaux pour les produits tunisiens. C’est selon lui la condition sine qua non pour développer véritablement les exportations.

Le principal obstacle identifié demeure néanmoins la logistique. L’absence de ligne maritime directe vers l’Afrique de l’Est pénalise lourdement les entreprises tunisiennes. Les délais de livraison oscillent entre 40 et 60 jours minimum, pouvant atteindre deux mois, ce qui affecte considérablement la compétitivité tunisienne sur le critère du délai. Si l’avantage comparatif reste important sur les coûts grâce à l’exonération douanière, le handicap logistique neutralise partiellement ce bénéfice.

Anis Jaziri appelle ainsi les autorités, notamment le ministère du Transport et celui du Commerce, à collaborer pour trouver des solutions permettant d’acheminer les produits tunisiens vers l’Afrique de l’Est de manière plus efficace. Cette amélioration logistique constitue, selon lui, le levier décisif pour transformer l’essai et exploiter pleinement le potentiel commercial de l’accord du COMESA.

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CNAM : pas de rupture dans la prise en charge des patients

29. November 2025 um 07:47

La Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) annonce qu’elle poursuivra la prise en charge des services de santé prescrits par les médecins conventionnés.

En outre, elle promet également de continuer à régler les honoraires des médecins, sans aucun changement dans les procédures en vigueur.

Dans ce cadre, la CNAM souligne son intention de maintenir ses rencontres de travail avec le syndicat des médecins du secteur privé.

Dossier à suivre.

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ECLAIRAGE – Le dinar face au cycle américain : anatomie d’une vulnérabilité prolongée

29. November 2025 um 06:01

L’évolution de la politique monétaire américaine n’est jamais un fait lointain pour la Tunisie. Le dinar, pris dans une trajectoire de dépréciation maîtrisée mais continue, subit directement la pression des mouvements du dollar, dont la dynamique reflète non seulement l’état de l’économie des États-Unis mais aussi les anticipations globales en matière de risques, de liquidités et de géopolitique. Les hésitations actuelles de la Fed face à un marché du travail affaibli et une inflation persistante ne redessinent pas seulement le paysage financier américain : elles recomposent silencieusement les conditions de stabilité monétaire d’un pays comme la Tunisie, exposé par la structure même de son économie.

 

Chaque fois que le dollar se maintient à un niveau élevé, la Tunisie se retrouve mécaniquement confrontée à une tension supplémentaire sur son équilibre externe. Le renchérissement du billet vert ne constitue pas un choc isolé mais un multiplicateur de vulnérabilités déjà présentes. Les importations tunisiennes les plus vitales — énergie, céréales, intrants industriels, composants électroniques, biens d’équipement — sont majoritairement contractualisées en dollars. Une appréciation même modérée du billet vert se traduit instantanément par une augmentation de la facture globale d’importations, renforçant la pression sur les réserves de change et altérant le taux de couverture des besoins extérieurs.

Cette dépendance quasi mécanique crée un effet de transmission immédiat et difficilement réversible. Le dinar, dont la valeur externe dépend in fine de la capacité du pays à générer des devises, voit son ancrage se fragiliser à chaque épisode de hausse du dollar, comme si l’économie tunisienne se retrouvait soudainement exposée à un vent contraire dont elle n’a pas les moyens de se protéger.

La Banque centrale de Tunisie sous contrainte : l’impossible arbitrage

Dans ce contexte, l’action de la Banque centrale tunisienne se transforme en exercice d’équilibriste. Un dollar fort alimente une inflation importée qui exige un resserrement monétaire pour éviter une dérive des prix. Mais un resserrement prolongé freine mécaniquement le crédit, étouffe la demande interne et fragilise davantage les entreprises, déjà confrontées à la hausse des coûts d’approvisionnement.

La BCT se trouve ainsi enfermée dans une matrice contraignante : maintenir des taux élevés pour stabiliser le dinar contre le dollar, au risque de ralentir davantage une économie déjà en sous-croissance. Les mouvements de la Fed déterminent en partie cet arbitrage, car toute baisse ou tout maintien prolongé des taux américains se répercute sur les différentiels d’attractivité entre monnaies. Lorsque les bons du Trésor américain offrent une rémunération élevée, les investisseurs internationaux réduisent leur exposition aux économies émergentes, accentuant la rareté relative des capitaux à destination de pays comme la Tunisie. Le dinar en paie le prix sous la forme d’une pression accrue sur les entrées de devises et d’un coût d’endettement international plus élevé.

Inflation importée : le canal de transmission le plus redoutable

La hausse du dollar ne se limite pas à modifier les coûts de transaction en devises. Elle s’inscrit dans une chaîne de transmission qui affecte directement le niveau général des prix. Les secteurs les plus sensibles — énergie, alimentation, industrie — voient leurs intrants renchéris, ce qui déforme les marges, alourdit les coûts et finit par peser sur les prix à la consommation.

La Tunisie connaît une inflation qui n’est pas tant le produit d’une surchauffe économique interne que le résultat d’une conjonction de tensions externes. Chaque variation du dollar alimente une inflation importée difficile à contenir sans provoquer un ralentissement de l’activité. Ce mécanisme crée une double peine : l’inflation fragilise le pouvoir d’achat, tandis que la dépréciation du dinar renforce, à chaque cycle, l’intensité des chocs inflationnistes futurs.

Le risque d’une dépréciation prolongée : un scénario de fond plutôt qu’un accident conjoncturel

Le dinar n’est pas menacé d’un décrochage brutal, mais il est exposé à une érosion lente, progressive et persistante, que les dynamiques de la Fed peuvent renforcer. Si l’économie américaine tarde à infléchir ses taux, le dollar restera tendu et la Tunisie devra composer avec un environnement défavorable pour financer son déficit courant et assurer la stabilité de sa monnaie.

Ce risque n’est pas théorique. Il s’inscrit dans une trajectoire où les réserves de change, malgré leur amélioration récente, demeurent inférieures au seuil de confort nécessaire pour absorber une série de chocs extérieurs. Une Fed prudente oblige la Tunisie à maintenir une politique monétaire restrictive, renforçant le risque d’un affaiblissement progressif du dinar tout au long de 2025, à mesure que les importations énergétiques et alimentaires absorbent une part croissante des devises disponibles.

Entre adaptation et stratégie : redéfinir la place du dollar dans l’économie tunisienne

L’hypersensibilité du dinar au dollar ne relève pas uniquement de la conjoncture internationale. Elle révèle une dépendance profonde à la structure des importations et à la faible diversification des sources de devises. La Tunisie n’est pas condamnée à subir, mais les espaces d’action restent étroits. Le développement d’accords commerciaux libellés en euros, la montée en puissance des exportations à plus forte valeur ajoutée, l’encouragement des transferts de la diaspora, la diversification des partenariats financiers et le recours maîtrisé aux instruments de couverture de change constituent autant de pistes susceptibles d’alléger la pression exercée par le cycle monétaire américain.

Ces leviers ne neutralisent pas les effets de la Fed, mais ils permettent de réduire l’ampleur des transmissions négatives. La Tunisie n’a pas le pouvoir d’influencer les décisions de Washington, mais elle peut atténuer la sensibilité de son économie à l’hégémonie du dollar. Le dinar n’est pas seulement une variable financière : il est l’expression condensée des rapports de dépendance, de vulnérabilité et de résilience qui structurent la place du pays dans l’économie mondiale.

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* Dr. Tahar EL ALMI,

Economiste-Economètre.

Ancien Enseignant-Chercheur à l’ISG-TUNIS,

Psd-Fondateur de l’Institut Africain

d’Economie Financière (IAEF-ONG)

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Gestern — 28. November 2025Leconomiste Maghrebin

La BT cède 3 300 actions Air Liquide Tunisie

28. November 2025 um 20:44

Selon un communiqué boursier publié le 28 novembre 2025, la Banque de Tunisie ( BT)  a réalisé une cession de 3 300 actions Air Liquide Tunisie pour un montant total de 495 000 dinars le 21 novembre 2025.

L’opération a été effectuée au prix unitaire de 150 dinars par titre. La transaction a été déclarée jeudi à Tunis par l’établissement bancaire, qui détient un siège d’administrateur au sein de la société Air Liquide Tunisie.

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Le CMF valide les représentants de BNA CAPITAUX pour ESSOUKNA et BNA Assurances

28. November 2025 um 19:58

Le Conseil du marché financier a approuvé ce vendredi la désignation de deux représentants permanents pour la société de courtage BNA CAPITAUX à la Bourse.

Mohamed Wassim Ben Amer est nommé représentant permanent de BNA CAPITAUX pour la société ESSOUKNA. Faker Raïs exercera les mêmes fonctions pour le compte de BNA Assurances.

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L’UE accuse les USA de « chantage » dans les négociations commerciales

28. November 2025 um 19:16

La présidente de l’Autorité européenne de la concurrence, Teresa Ribera, a lancé jeudi 27 novembre une attaque virulente contre l’administration Trump, l’accusant d’avoir recours au « chantage » pour pousser l’UE à assouplir ses règles en matière de technologie.

Lundi à Bruxelles, le secrétaire américain au Commerce, Howard Lutnick, a déclaré que « les États-Unis pourraient modifier leur approche concernant les droits de douane sur l’acier et l’aluminium si l’UE revoyait sa réglementation numérique ». Les responsables européens ont interprété ses propos comme visant « des réglementations technologiques clés de l’UE, notamment la loi sur les marchés numériques, en l’occurrence le Digital Markets Act (DMA) ».

« C’est du chantage », estime Teresa Ribera dans une interview accordée à Politico. « Le fait que ce soit leur intention ne signifie pas que nous acceptons ce genre de chantage ».

Ribera, vice-présidente exécutive de la Commission, a rappelé que la réglementation numérique de l’UE ne devait pas interférer avec les négociations commerciales. L’équipe de Donald Trump cherche à réviser l’accord-cadre sur le commerce conclu avec Ursula von der Leyen en juillet 2025.

Cette intervention survient à un moment délicat des négociations commerciales en cours. Washington considère la loi sur les marchés numériques comme discriminatoire, car les principales plateformes technologiques qu’elle réglemente — telles que Microsoft, Google ou Amazon — sont presque toutes américaines.

Les États-Unis s’opposent également à la loi sur les services numériques (Digital Services Act – DSA), qui vise à limiter les propos illégaux en ligne, arguant qu’elle est conçue pour restreindre les réseaux sociaux comme Google Play, la plateforme d’Elon Musk.

Ribera a fait valoir que « les règles relèvent de la souveraineté et ne devraient pas être incluses dans le champ d’application des négociations commerciales ».

A noter qu’en collaboration avec Henna Virkkunen, directrice technique de l’UE, Ribera supervise la DMA, qui surveille le comportement des principales plateformes numériques et veille au maintien d’une concurrence loyale.

Elle a également vivement critiqué les propos tenus par le secrétaire au Commerce des États-Unis, Lutnik, après sa rencontre avec des responsables et des ministres de l’UE lundi, affirmant que « la réglementation numérique européenne n’est pas négociable »…

Fissures

Malgré la réponse intransigeante de Ribera, le consensus autour du la DMA commence à se fissurer parmi les pays de l’UE.

Lutnik, à l’issue de la réunion de lundi, a constaté que certains ministres européens du Commerce n’étaient pas aussi opposés à l’idée d’une révision des règles numériques de l’UE que la Commission. « Je vois beaucoup de ministres… certains sont plus ouverts que d’autres », a-t-il déclaré à Bloomberg TV, ajoutant que si l’Europe souhaite attirer les investissements américains, elle devra faire évoluer son modèle réglementaire.

Au moins une participante européenne semblait partager cet avis. L’Allemande Katerina Reiche, s’exprimant en marge de la réunion, a déclaré aux journalistes qu’elle était favorable à un nouvel assouplissement des règles numériques de l’UE.

La volonté de Washington d’affaiblir la réglementation numérique de l’UE s’inscrit dans un contexte plus large d’efforts déployés par les États-Unis à l’échelle mondiale pour affaiblir les lois numériques dans les juridictions étrangères.

Ce mois-ci, la Corée du Sud a cédé aux pressions de l’administration Trump et a renoncé à son propre projet de régime de concurrence numérique.

Cependant, alors que Washington bombarde les rangs et que les pays de l’UE se divisent, la question n’est pas seulement de savoir ce que dit l’examen, mais aussi si le DMA peut survivre à la guerre commerciale.

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La fédération des Banques menace d’une nouvelle grève

28. November 2025 um 19:15

La Fédération générale des banques, des institutions financières et des assurances alerte sur une tension sans précédent dans le secteur bancaire, provoquée par plusieurs facteurs :La dégradation continue du pouvoir d’achat des agents, aggravée par la baisse des salaires liée à la législation fiscale, dans un contexte d’explosion du coût de la vie.

L’absence d’augmentations salariales justes et équitables permettant de compenser l’inflation et d’assurer un niveau de vie décent. Une politique de pression, d’intimidation, de répression des grèves, avec des retenues salariales arbitraires et des sanctions à caractère revanchard.

Le refus d’entendre les revendications professionnelles légitimes, favorisant l’imposition du fait accompli au détriment d’un dialogue sérieux et responsable.Face à cette situation, la Fédération réaffirme son attachement total au droit des agents à un salaire juste et à des conditions de travail dignes. Elle rejette fermement toutes les formes de menaces, de pressions et de retenues salariales liées à l’exercice du droit syndical. Elle tient aussi le Conseil bancaire et financier ainsi que l’autorité de tutelle pleinement responsables de la dégradation actuelle.

La Fédération exige l’ouverture immédiate de négociations sérieuses sur les discussions collectives de 2025, la mise en œuvre de l’article 412  troisièmement du Code de commerce, ainsi qu’un calendrier précis pour le traitement de l’ensemble des revendications professionnelles et sociales, incluant tous les employés des banques.

Elle avertit qu’elle ne restera pas silencieuse face à une politique de délai et d’ignorance, et qu’elle s’opposera fermement à toute atteinte aux droits syndicaux. La Fédération se réserve le droit de mener des actions collectives plus fortes, y compris une nouvelle grève générale dans le secteur, pour défendre la dignité des agents et leurs droits légitimes.À noter que la Fédération avait déjà organisé une grève les 3 et 4 novembre 2025.

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PLF 2026 : les énergies renouvelables au cœur d’un bras de fer parlementaire

28. November 2025 um 18:39

La Chambre sectorielle de l’énergie photovoltaïque de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat et le Groupement professionnel des énergies renouvelables de la Conect ont appelé à reconsidérer la décision de rejeter l’article 47 du projet de loi de finances 2026, qui proposait de réduire les droits de douane sur les panneaux solaires de 30% à 15%.

Cette position intervient après que la commission des finances et du budget commune aux deux chambres législatives a supprimé cette proposition, une mesure jugée contraire à la stratégie nationale de transition énergétique à l’horizon 2030, qui vise à porter la part des énergies renouvelables dans la production d’électricité à 35%, contre 6% actuellement.

Les organisations professionnelles alertent sur les conséquences économiques de ce rejet. Le déficit énergétique du pays, estimé à 56%, coûte 10 milliards de dinars annuellement au budget de l’État. Le maintien de droits de douane élevés alourdira le coût d’installation pour les citoyens et freinera leur adhésion à cette alternative.

Selon les représentants du secteur, la production locale ne peut répondre seule aux besoins du pays pour atteindre les objectifs fixés. Ils plaident pour un soutien aux fabricants tunisiens sans compromettre l’intérêt national en matière d’indépendance énergétique et de développement durable.

Parmi les mesures proposées figurent l’allocation d’une partie des appels d’offres publics aux équipements locaux et l’encouragement à leur intégration dans les projets.

La Chambre sectorielle et le Groupement professionnel appellent l’Assemblée des représentants du peuple, le Conseil national des régions et des districts et le gouvernement à réintroduire cet article en séance plénière pour alléger la charge fiscale pesant sur le secteur.

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AMEN BANK : Karim Ben Yedder transfère 147 742 actions à sa société patrimoniale

28. November 2025 um 18:07

Karim Ben Yedder, membre du directoire d’AMEN BANK, a transféré 147 742 actions au profit de la société EDHIA.P.I, une entité créée en janvier 2025 pour la gestion du patrimoine de sa famille proche. C’est ce qu’annonce MAC SA – Intermédiaire en Bourse.

L’opération a été réalisée le 28 novembre 2025 sous forme de transaction de bloc sur la Bourse de Tunis, au prix de 47,5 dinars l’action, pour un montant total de 7,02 millions de dinars.

Selon MAC SA, cette transaction s’inscrit dans un processus de réorganisation patrimoniale. Elle ne modifie pas le contrôle indirect exercé par Karim Ben Yedder sur les titres concernés et n’a aucun impact sur la gouvernance ni sur la stratégie d’AMEN BANK.

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Pourquoi l’action TUNINVEST SICAR s’envole ?

28. November 2025 um 17:33

La hausse fulgurante de l’action de TUNINVEST SICAR s’explique officiellement par un dividende exceptionnel versé par la compagnie Nouvelair, selon les précisions fournies par la société à la demande du Conseil du Marché Financier (CMF).

Le Conseil du Marché Financier avait invité les actionnaires de la Société TUNINVEST SICAR et le public à communiquer des informations supplémentaires susceptibles de justifier la hausse continue du cours de l’action, au-delà de la seule référence à une « augmentation des dividendes distribués par les sociétés du portefeuille » mentionnée dans les indicateurs d’activité.

En réponse à cette sollicitation, la société TUNINVEST SICAR a indiqué que l’augmentation significative du cours de son titre découlait directement de la publication de ses indicateurs d’activité au 30 septembre 2025. Ces données mettaient clairement en évidence une progression des revenus générés par la société.

Cette progression des revenus est principalement soutenue par les performances de la société Nouvelair. TUNINVEST SICAR a précisé détenir 8,5% du capital de Nouvelair. En 2025, Nouvelair a procédé, pour la première fois depuis l’entrée de TUNINVEST SICAR à son capital, à une distribution de dividendes d’un montant significatif. Cet événement a eu un impact direct sur les revenus de TUNINVEST SICAR au cours de la période et constitue, selon la société, l’élément très probablement explicatif de la variation observée sur le marché.

La société a par ailleurs assuré au CMF qu’elle ne disposait, à ce jour, d’aucun autre élément non encore communiqué au marché qui serait de nature à influer sur le cours de l’action ou susceptible de générer une asymétrie d’information.

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Accusations d’exécution à Jénine : la vidéo qui met Israël sous pression

28. November 2025 um 16:50

Les forces de sécurité israéliennes ont abattu deux Palestiniens qui semblaient se rendre, selon des images diffusées par la chaîne Palestine TV et par le JRI de l’AFP, lors d’un raid mené à Jénine, en Cisjordanie occupée.

La vidéo montre deux hommes non armés sortir d’un bâtiment, à Jénine, les mains levées, encerclés par des soldats israéliens. Ils s’agenouillent au sol avant que les militaires ne leur ordonnent de se relever et de retourner à l’intérieur du bâtiment, où des tirs à bout portant sont ensuite entendus…

Le ministère palestinien de la Santé a confirmé la mort des deux hommes, Montasser Billah Mahmoud Abdullah, 26 ans, et Youssef Ali Assassa, 37 ans.

Dans un communiqué conjoint, l’armée et la police israéliennes ont annoncé l’ouverture d’une enquête, sans expliquer les circonstances ayant conduit les soldats à tirer. Elles affirment que les forces encerclaient un bâtiment abritant des individus recherchés et qu’une « procédure de reddition » s’était prolongée sur plusieurs heures.

Les autorités israéliennes ajoutent que les deux hommes étaient affiliés à un « réseau terroriste opérant dans le secteur de Jénine », sans apporter de précisions, ni de preuves concernant les accusations avancées.

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ARP-Slim Salem: Fin du bras de fer concernant l’impôt sur la fortune avant l’adoption de la LF 2026 !

28. November 2025 um 16:45

Le PLF 2026 suscite des débats entre les députés. Entre les pour et les contre, une chose est sûre: tout le monde n’est pas d’accord.

Selon Slim Salem, président de la Commission des finances du Conseil national des régions et des districts, un accord a été conclu sous forme de document signé entre les présidents des commissions des finances du Conseil national des régions et des districts et de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP). Ce document recommande de résoudre le différend sur la gestion des articles conflictuels lors du vote, ainsi que le vide juridique potentiellement non résolu par le décret n°1 de 2024, avant l’examen de la loi de finances 2026.​

Le rapport ou son résumé, à présenter en séance plénière, détaillera le différend, notamment sur l’article 50 relatif à l’impôt sur la fortune, sa gestion entre les commissions, et inclura la recommandation du document signé. Cela vise à clarifier la situation pour l’opinion publique et à dépasser le blocage.​

L’article 50, retoqué en commission pour ses impacts sur l’épargne et l’investissement, ne figure pas dans la version actuelle ; des engagements ont été pris par la ministre des Finances et les parties impliquées pour le soumettre à nouveau en plénière. La proposition gouvernementale, déposée par la ministre dans sa forme originale, sera suivie d’un débat sur les amendements issus de la séance conjointe des commissions, complétant les autres articles restants.​

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Ahmed Ounaïes: Un précédent inédit dans les relations Tunisie-UE

28. November 2025 um 16:39

Ahmed Ounaïes, ancien diplomate, a réagi sur les ondes d’Express fm, ce vendredi 28 novembre 2025, rappelant la nécessité de respecter les cartes diplomatiques en vigueur dans les interactions et la coordination avec les institutions de l’État tunisien.


Dans le même contexte, le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, a convoqué, ce vendredi, l’ambassadrice des Pays-Bas en Tunisie pour lui adresser une remarque similaire, dans le cadre du suivi de certains dossiers liés à la coopération avec les partenaires européens.

Une première dans l’histoire de la diplomatie

Ahmed Ounaïes a souligné que cet incident constitue une première dans l’histoire de la diplomatie tunisienne. Il a ajouté: “L’envoi de messages officiels au ton ferme aux représentants de l’Union européenne et des Pays-Bas constitue une démarche inhabituelle et un précédent dans l’histoire de la diplomatie tunisienne, susceptible de provoquer un certain malaise dans les relations avec les partenaires européens”. 

Il a rappelé que la diplomatie tunisienne s’est toujours fondée sur l’ouverture et le respect de la liberté d’expression. 

Il a également noté que les relations entre la Tunisie et l’Union européenne se sont toujours appuyées sur les principes de liberté et de franchise, appelant à poursuivre dans cette voie, considérée comme le fondement de la confiance et du développement de la coopération.

 

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Les commissions des finances et du budget de l’ARP et du CNRD rejettent trois articles du PLF

28. November 2025 um 16:16

Trois articles du projet de loi de finances (PLF) 2026 proposés par le gouvernement ont été rejetés par les commissions des finances et du budget de l’ARP et du CNRD. Il s’agit des articles 20, 47 et 50, d’après le Rapport des deux commissions sur le PLF 2026, publié sur le site de l’ARP.

En effet, l’article 20 du PLF 2026 est relatif à la poursuite de l’application des dispositions provisoires de la contribution sociale de solidarité. Pour rappel, l’article 53 de la loi de finances 2018 (loi n°2017-66 du 18 décembre 2017) a institué une contribution sociale de solidarité de 1%, due par les personnes physiques et les entreprises.

Lire aussi: PLF 2026 : une dizaine d’articles retoqués par les députés

Les commissions des finances et du budget relevant des deux chambres législatives ont également rejeté l’article 47, relatif à la révision des droits de douane imposés au titre des importations de panneaux solaires. Cet article stipule une réduction de 15% des tarifs douaniers imposés au titre des importations de panneaux solaires.

Le troisième article rejeté est l’article 50 du projet de loi de finances 2026, qui prévoyait l’instauration d’un impôt sur la fortune. Cet article prévoit un impôt sur les biens des personnes physiques, y compris les biens de leurs enfants mineurs sous leur tutelle, intitulé «impôt sur la fortune». Il concerne aussi bien les biens immobiliers que mobiliers. Les taux prévus ont été fixés à 0,5% pour les biens dont la valeur varie de 3 à 5 millions de dinars, et à 1% pour ceux dépassant les 5 millions de dinars.

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Détails des jugements prononcés en appel dans l’affaire du “complot contre la sûreté de l’État”

28. November 2025 um 15:41

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme auprès de la Cour d’appel de Tunis a rendu, à l’aube de ce vendredi, un verdict définitif concernant les accusés dans l’affaire connue sous le nom de « complot contre la sûreté de l’État ».

Selon une source judiciaire citée par l’agence TAP, les peines prononcées à l’encontre des accusés détenus vont de 10 à 45 ans de prison, tandis qu’un accusé a bénéficié d’un non-lieu.

Pour les accusés en liberté, les peines varient entre 5 et 35 ans de prison, et deux d’entre eux ont également bénéficié d’un non-lieu.

Quant aux accusés en fuite, la cour a confirmé les peines prononcées en première instance — 33 ans de prison avec exécution immédiate — tout en portant certaines d’entre elles à 43 ans.

Par ailleurs, la cour d’appel a assorti certaines condamnations d’amendes de montants variés, ainsi que de la confiscation des fonds détenus par les accusés dans des établissements financiers tunisiens.

Selon une source de la Cour d’appel de Tunis, les verdicts ont été rendus comme suit :

Accusés détenus :

Mohamed Khayem Ben Ibrahim Ben Mustapha Turki : 45 ans, amende de 100 000 dinars, confiscation des fonds, 5 ans de surveillance administrative (48 ans en première instance).

Kamel Ben Youssef Ben Slimane Eltaïef : 30 ans, amende de 100 000 dinars, 5 ans de surveillance administrative (66 ans en première instance).

Noureddine Abdallah Salem Bhiri : 25 ans, 5 ans de surveillance administrative (43 ans en première instance).

Issam Ben Abdelaziz Ben Ahmed Chebbi : 20 ans, 5 ans de surveillance administrative (18 ans en première instance).

Jawhar Ben Ezzedine Ben Mohamed Habib Ben Mbarek : 20 ans, 5 ans de surveillance administrative (18 ans en première instance).

Ghazi Ben Mohamed Ben El Hadi Chaouachi : 20 ans, 5 ans de surveillance administrative (18 ans en première instance).

Ridha Ben El Bechir Mohamed Belhaj : 20 ans, 5 ans de surveillance administrative (18 ans en première instance).

Abdelhamid Ben El Kader Ben Mohamed Jlassi : 10 ans, 5 ans de surveillance administrative (13 ans en première instance).

Hattab Fathi Hattab Salama : non-lieu (4 ans en première instance).

Ali Mahjoub Mohamed Hlioui : Non lieu

Ridha Ali Jilani Charefeddine : 2 ans, plus 3 mois de surveillance administrative (16 ans en première instance).

Sahbi Massoud Salem Atigue : 10 ans, 5 ans de surveillance administrative (13 ans en première instance).

Sayed Mohamed Bouraoui Ferjani : 10 ans, 5 ans de surveillance administrative (13 ans en première instance).

Kamel Bechir Mohamed Bedoui : 13 ans, 5 ans de surveillance administrative (13 ans en première instance).

Accusés en liberté :

  • Ahmed Néjib Chebbi : 12 ans, 5 ans de surveillance administrative (18 ans en première instance).
  • Chaima Issa Ibrahim Ben Behki : 20 ans, amende de 50 000 dinars, confiscation des fonds (18 ans en première instance).
  • Mohamed El Azhari El Akrimi : non-lieu (8 ans en première instance).
  • Chokri Ben Issa Bahriya : 19 ans, 5 ans de surveillance administrative (13 ans en première instance).

Ayachi Ahmed Rabah Hammami : 5 ans, 2 ans de surveillance administrative (8 ans en première instance).

Mohamed Mabrouk Mohamed Hamdi : 17 ans, amende de 20 000 dinars, 5 ans de surveillance administrative (13 ans en première instance).

Noureddine Ahmed Younes Bouttar : non-lieu (10 ans en première instance).

Karim Farid Laurent Ben Mohamed Gellati : 35 ans, amende de 50 000 dinars, 5 ans de surveillance administrative (25 ans en première instance).

Mohamed Bechir Mohamed Bedoui : 13 ans, 5 ans de surveillance administrative (13 ans en première instance).

Accusés en fuite (peines confirmées)  – Peine confirmée de 33 ans avec exécution immédiate pour :

Hamza Mohamed Rajeb Ali El Moaddab

Monji Salah El Arbi Dhouadi

Kamel Salem Saïd El Guizani

Ridha Mahmoud Mohamed Idriss

Mustapha Kamel El Haj Ali Ennaabli

Kawthar Mohamed El Kamel Amara Eddaassi

Mohamed Abderraouf Abderrahmane Mohamed El Wassif Khalfallah

Abd El Majid Omar Ahmed Ezzar

Tasnim Rached Mohamed El Khrigi

Nadia El Bajy Hattab Akrache

Rafik Ahmed Abderrahmane Chaabouni.

Peines aggravées pour certains accusés en fuite :

Najla Abdelatif Khalifa Eltaïef : 43 ans, amende de 50 000 dinars, 5 ans de surveillance administrative (33 ans en première instance).

Bouchra Belhaj Hmida : 33 ans, amende de 50 000 dinars, 5 ans de surveillance administrative (confirmé).

Bernard-Henri Lévy : 43 ans, 5 ans de surveillance administrative (33 ans en première instance).

Cette affaire remonte à février 2023, lorsque plusieurs responsables politiques de différents courants, ainsi que d’anciens ministres, avocats, hommes d’affaires et sécuritaires, avaient été interpellés pour des accusations liées notamment à la formation d’une entente en vue de comploter contre la sûreté intérieure et extérieure de l’État.

 

Les charges retenues contre près de 40 accusés portaient, entre autres, sur :

  • complot contre la sûreté intérieure et extérieure de l’État,
  • formation d’une entente terroriste et appartenance à celle-ci,
  • tentative de changer la forme de l’État par la violence,
  • incitation des populations à s’attaquer mutuellement,
  • troubles, meurtres et pillages liés à des crimes terroristes,
  • atteinte à la sécurité alimentaire et à l’environnement.

Le 19 avril 2025, la cinquième chambre criminelle spécialisée du tribunal de première instance de Tunis avait prononcé des peines allant de 4 à 66 ans de prison.

Trois accusés avaient été radiés du dossier au stade du jugement de première instance, après avoir fait recours en cassation :

  • Riadh Khmaïs Ammar Chebbi (liberté),
  • Mohamed Kamel Hassouna Amara Jendoubi (en fuite),
  • Noureddine Hamed Belgacem Ben Ticha (en fuite).

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Le potentiel d’exportation des dattes algériennes est-il de 1 milliard de dollars ?

28. November 2025 um 15:40

Selon les données disponibles, l’Algérie produirait, annuellement, plus de 11,5 millions de quintaux de dattes, plaçant ainsi du pays parmi les poids lourds mondiaux du secteur. Mais en dépit de cet important volume, ses exportations atteignent à peine les 70 millions de dollars. Alors que les professionnels évaluent le potentiel réel (d’exportation) des dattes algériennes à près d’un milliard de dollars. Un paradoxe qui alerte les spécialistes, inquiets de voir une filière stratégique sous-exploiter un gisement économique colossal, assure Maghreb Emergent.

D’ailleurs, en 2025, le contraste est encore plus saisissant. En effet, la saison est exceptionnelle dans les palmeraies : production abondante, qualité au rendez-vous. Ce que confirme du reste Mohamed Yazid Hambali, directeur de la Chambre nationale de l’agriculture, qui parle d’un “raccord” inédit. Toutefois, l’exportation des dattes algériennes, elle, a du mal à décoller. “Atteindre seulement 70 millions de dollars est insignifiant au regard de notre potentiel”, déplore-t-il.

Nécessité d’un plan de commercialisation des dattes algériennes

Pour résoudre la situation, il demande la mise en place d’un plan de commercialisation solide et à la formation de jeunes professionnels en vue de mieux valoriser la datte algérienne qui est déjà, selon ses dires, très prisée sur les marchés internationaux.

Conséquence de cette surproduction de la datte : les prix dans les marchés de gros sont tirés vers le bas. Dans les régions productrices comme Oulad Djellal, les agriculteurs se réjouissent des récoltes tout en s’interrogeant sur la faiblesse des recettes extérieures.

Alors, le problème vient-il d’un manque de stratégie publique ou de défaillances structurelles dans la chaîne de valeur ? Ainsi s’interroge Maghreb Emergent.

Des obstacles…

Il y a sans doute plusieurs réponses, selon les analystes, dont l’inertie institutionnelle et les obstacles logistiques. Citons par exemple, le Salon international des dattes d’Alger, organisé du 15 au 18 novembre, qui, au lieu de service justement comme tremplin commercial, s’est malheureusement contenté de mettre en avant les difficultés auxquelles font face certains producteurs pour accéder à ce type d’événements.

… et l’impact du marché parallèle 

Les dattes algériennes font également face un autre problème : le marché parallèle où est vendue une bonne quantité et sur les circuits officiels, parfois via des réseaux informels ou sous le « ticket » d’autres pays. C’est ainsi qu’un agriculteur affirme avoir été contacté par « des opérateurs tunisiens souhaitant faire passer clandestinement des dattes algériennes pour les exporter sous label étranger », rapporte notre source. De toute évidence, cela prive l’État de recettes et affaiblit la visibilité internationale du produit, pourtant emblématique, qu’est la datte algérienne.

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Les prix du café resteront élevés malgré le geste américain

28. November 2025 um 15:08

Les amateurs de café qui espéraient un soulagement rapide face aux prix historiquement élevés devront peut-être patienter, car le soulagement attendu de la réduction des droits de douane américains ne s’est pas encore concrétisé, selon la société italienne de torréfaction Illycaffe SpA.

L’entreprise, connue pour son Espresso de haute qualité vendu dans des canettes argentées et rouges, prévoit d’augmenter à nouveau ses prix en janvier, après deux hausses cette année, a déclaré la directrice générale Cristina Scocchia dans une interview, rapporte Bloomberg.

Le prix du café Arabica a atteint des sommets historiques en octobre, mais les prix ont légèrement baissé depuis la prolongation par Donald Trump des exonérations tarifaires pour le café brésilien, mais ils demeurent néanmoins à des niveaux records.

« Une entreprise ne peut absorber qu’une limite au niveau excessif du prix du café vert », a souligné Scocchia, faisant référence à la hausse du coût des grains de café. « Nous allons augmenter le prix dans tous les pays et sur tous les circuits de distribution », a-t-il ajouté…

L’entreprise Illycaffe a maintenu sa stratégie d’approvisionnement au Brésil pendant la période où les États-Unis ont imposé des droits de douane, car elle propose des mélanges uniques qui nécessitent le café de ce pays. Elle prévoit désormais de développer ses partenariats de production aux États-Unis, qui représentent 20% de son chiffre d’affaires…

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